lundi 1 janvier 2018

Bonne année 2018 !

... et reprise du blog \o/


Image de la BD "Calvin & Hobbes" sur les bonnes résolutions
Les enfants sont magiques... et hélas, je ne suis pas Calvin...


Après plus de deux ans loin d'ici, l'envie de réécrire s'est imposée. Les objectifs 2018 sont donc les suivants :
  • Reprendre la rédaction d'articles de blog, avec un rythme plus régulier et des sujets plus variés, en lien avec ma vie pro. Il sera donc question autant de fiction que de philo... Et la ligne éditoriale du blog va être plus ouverte : je l'avais initialement créé pour être centré sur l'écriture et la fiction, mais je me suis rendue compte que j'avais d'autres besoins et d'autres envies de partage.
  • Je reprends l'idée de certaines personnes de donner un thème annuel à leurs résolutions, ce sera : le choix.
  • Le projet d'écriture de la Momie aux os d'argent avait été mis de côté en 2017 (la dernière modification du fichier date du 17 février 2017...), il sera repris de manière moins jardinière et plus architecte. Mais j'en reparlerai dans un autre article. Une page dédiée a été créée ici pour rassembler tous les liens d'articles sur le sujet, de manière organisée (des rubriques, etc.).
  • J'ai décidé de ne plus regarder les nouveaux AT (sauf gros gros coup de cœur) et de me consacrer à la reprise ou correction de nouvelles déjà entamées. Certaines piaillent depuis un bon moment dans ma cervelle pour être réactivées et l'une d'elle revêt même un caractère d'urgence (autre article explicatif à venir). Les textes concernés seront indiqués dans la page "écritures" du blog.
  • Je vais essayer de remettre un pied IRL dans le petit monde de la SFFF : aller dans des salons et des conventions, assister à des conférences et tables rondes, des dédicaces, etc.

Voilà... Bienvenue à vous, encore bonne année et banzaï !!!

mercredi 9 septembre 2015

Mise en sommeil prolongé




Parfois, quand le temps et l'appétit manquent, il faut savoir quitter la table.

Alors, n'ayant plus le temps de lire, plus l'énergie de chroniquer (en brouillon, parce que je ne les publie jamais) et plus l'envie d'écrire, ce blog restera inactif jusqu'à nouvel ordre.

Bisous et pralines roses !

mercredi 8 juillet 2015

Necronomi-con, première convention Lovecraft !

Bannière de la convention Lovecraft

Ce weekend du 04-05 juillet 2015 se tenait à Lyon la Necronomi-con, la toute première convention entièrement consacrée à H. P. Lovecraft, organisée par AOA Production.

Le programme était assez alléchant, donc même si je connais très peu l'œuvre de l'auteur, j'étais curieuse de découvrir cette convention. Malheureusement, la chaleur et un anniversaire ne m'ont pas permis d'en profiter autant que prévu. Mon retour sera assez lacunaire, désolée... (et mon appareil photo a décidé depuis un an que le flou, c'est classe... grrrrrr)

Tout avait lieu à la Maison Ravier dans le 7e (à 10mn de chez moi, pratique ^^) : un hall pour la buvette et des exposants créateurs ; une salle dédiée aux jeux, quizz et animations ; une vaste salle réservée aux stands de livres, d'illustration et à une exposition ; et une salle pour les tables-rondes et les projections de courts-métrages.

Hall d'entrée de la Maison Ravier, premiers exposants
J'y ai vu quelques bijoux fort attrayants, que mon budget m'interdit... mais j'ai pris des cartes de contact.

J'ai assisté samedi matin à une table ronde sur « H.P. Lovecraft, l'homme », où intervenaient Patrice Louinet, David Camus, Francis Valéry, Arnaud Delalande, Christophe Thill, et modérée par Adrien Party.
J'en ai retenu que Lovecraft était un mordu de la correspondance (100 000 lettres !) (si je me rappelle bien), qu'il est largement passé sous le radar de la critique de ses contemporains, qu'il a finalement écrit assez peu de nouvelles, que la conservation des pulps originaux est chose délicate (papier acide)... La discussion s'est réellement animée lorsqu'Adrien a mentionné le rapport de Lovecraft aux femmes. Les intervenants ont débattu pour savoir s'il fallait ou non tenir compte des quelques personnages féminins de son œuvre, de l'écrasante majorité des personnages masculins, de la prégnance des amitiés masculines dans la vie de l'auteur, notamment avec des gays... David Camus (sauf erreur) a souligné que dans un texte, pour désigner le personnel de service d'un bar, Lovecraft n'avait pas utilisé le terme waitress mais men, ce qui d'après lui en dit long sur la difficulté de l'auteur à intégrer des figures féminines.

Après un petit tour du côté des exposants du hall d'entrée (dur de résister à certains bijoux, notamment les montres, les bracelets et les serre-têtes) et un déjeuner rapide, je me suis arrangée pour être au premier rang de la projection de courts-métrages en début d'après-midi. Deux teasers de l'École Émile Cohl et cinq courts ont été montrés. J'ai préféré Escape From Midwich Valley de P.H. Debiès (9 min, 2014, France – page Facebook) et Je ne suis pas Samuel Krohm de Sébastien Chantal (24 mn, 2013, France – page Facebook). On nous avait mis un ventilateur, qui peinait à nous soulager de la chaleur : il faut dire que la salle était pleine, au point que les retardataires ont dû s'assoir par terre !

Le temps de prendre l'air (inexistant), j'ai erré dans le salon du livre et le pôle jeux. Je voulais m'inscrire pour la Murder Party, ce qui n'était pas possible hélas.

Jeux Lovecraft
J'ignorais qu'il existait autant de jeux et de produits inspirés par Lovecraft.

Une exposition au centre du salon du livre comportait entre autres des illustrations de Fabrice Gagos et de Camille Murgue, deux artistes dont j'aime beaucoup les dessins et peintures. J'ai aussi découvert deux illustratrices dont les productions m'ont tapé dans l'œil : Laurence Viollet et Emy. J'ai eu le plaisir de discuter un peu avec Emy, et j'avais l'intention d'acheter dimanche l'un de ses dessins, « Azathoth », sauf que j'ai complètement zappé, en gros boulet... Comme elle est lyonnaise, je suppose que j'aurai des occasions de me rattraper (d'autant qu'elle est vraiment sympa).

Laurence Viollet à son stand
Laurence Viollet à son stand. C'est chouette, hein ?

Ensuite, retour dans la salle des conférences, devenue une véritable fournaise. La table ronde de 16h avait pour thème « Construire une mythologie en littérature », avec Raphael Granier de Cassagnac, Fabrice Gagos, Tristan L'Homme, Alain Pelosato et Francis Valéry, et modérée par Julien "Jal" Pouget. J'avoue m'y être un peu ennuyée, et la chaleur étant devenue insupportable, j'ai eu beaucoup de mal à me concentrer sur ce que les intervenants disaient – d'autant qu'on les entendait à peine. J'ai juste retenu que Lovecraft avait habilement réussi à créer une mythologie par le placement récurrent de certains termes dans des textes divers, et que d'après Fabrice, une mythologie ne peut fonctionner que si elle comporte des zones d'ombre, des blancs, qu'elle laisse place à l'imagination du lectorat.


Le lendemain matin, après une soirée et nuit bien arrosée de rhum (vive les anniversaires dans les bars à shooters climatisés !), j'ai assisté à une troisième et dernière table ronde sur « Traduire H.P. Lovecraft », avec David Camus, Christophe Thill, Sonia Quemener, Patrice Louinet, et modérée par Mathieu Rivero.

Table ronde sur la traduction
De gauche à droite : S. Quémener, P. Louinet, D. Camus, Ch. Thill et M. Rivero.

Pour la première fois de la convention, les intervenant·e·s m'ont donné envie de lire Lovecraft (et Howard, parce que Patrice Louinet est très convaincant lorsqu'il parle de Conan et de l'auteur). Tout ce qui a été dit sur l'écriture manuscrite de Lovecraft, sur la difficulté de la retranscrire à la machine, sur les coupes et les interprétations effectuées par des éditeurs non-anglicistes et/ou non familiers de la SFFF, sur l'évolution de la traduction et sur le travail de re-traduction accompli dernièrement, était passionnant. Rien de plus magique que de voir Sonia Quémener et David Camus échanger sur leur expérience de confrontation aux textes de l'auteur, sur les précisions apportées par P. Louinet et Christophe Thill : qu'un mot français peut masquer une évolution dans le texte d'origine (D. Camus donnait l'exemple de thing > creature > humain being), que l'on sentait fortement les sept ans passés à écrire de la poésie avant que Lovecraft ne se mette à la fiction en prose, l'impact des textes sur lui et sur elle (S. Quémener a précisé que Lovecraf était l'unique auteur parmi ceux qu'elle a traduit à lui avoir fait faire des cauchemars), le choix des titres de nouvelles, etc.
Mathieu leur a demandé quelle était leur nouvelle préférée et la réponse quasi-unanime a été La couleur tombée du ciel.


La canicule étant de retour, une gueule de bois tardive s'est faite sentir, et j'ai battu en retraite chez moi, en oubliant d'aller acheter l'illustration d'Emy et sans discuter avec des connaissances. Je regrette de ne pas avoir osé saluer Adrien et de ne pas avoir pu rencontrer les membres du forum Planète-SF présents : la faute à ma grande timidité...

La convention devrait être reconduite dans deux ans, en espérant encore davantage d'animations, de projections et de tables rondes !


Lire aussi le retour de Xapur...
Galerie photos et enregistrements des tables rondes sur le site d'ActuSF

dimanche 10 mai 2015

Les 24h de la nouvelle

Du samedi 9 au dimanche 10 mai, 137 écrivains ont essayé de rédiger une nouvelle complète d'au moins 5 000 signes (espaces comprises) en moins de 24 heures, tout en respectant la contrainte suivante, tirée au sort à la dernière minute :
« L'histoire doit intégrer un lieu abandonné depuis un certain temps. Que ce soit juste une pièce oubliée, un château en ruine, une ancienne station de métro désaffectée ou encore un vieux jardin en friche par exemple. »
Le sommaire en ligne sur la page d'accueil évoluera jusqu'à ce soir, donc n'hésitez pas à vous reconnecter pour voir les mises à jour !

J'ai participé pour la première fois, avec une nouvelle de 20 213 sec (ou 3 415 mots), dont le sujet est la dernière vespasienne de Paris : Une envie pressante.


Bonne lecture !

Vespasienne du boulevard Arago, Paris

mardi 7 avril 2015

Camp NaNoWriMo d'avril


Déjà 7 jours que le camp NaNo d'avril a démarré. Je suis une petite joueuse, je n'ai que 825 mots d'écrits, mais si j'arrive à garder le rythme d'aujourd'hui (647 mots), voire à l'augmenter, je devrais pouvoir terminer le premier jet de La momie aux os d'argent d'ici fin mai, vu que j'ai quelques nouvelles aussi à écrire, pour le concours Visions du Futur (PdE), les ATs "Reptiles" (Etherval), "La mort" (Les Artistes Fous), "Intelligence végétale" (Gandahar), et terminer la nouvelle que j'écrivais pour "Quantpunk !" (Val Sombre) mais que je n'ai évidemment pas finie à temps...
Bref, les stats d'écriture, c'est par ici !

Bon courage à quiconque se lance dans l'aventure !

lundi 9 mars 2015

Retour des Oniriques

Ce week-end se tenait à Meyzieu (à 20 mn de tramway de Lyon) le festival Les Oniriques, dont c'était la deuxième édition, avec pour thème "Vaisseaux et Odyssées" et une affiche créée par Gilles Francescano.

Affiche des Oniriques par Gilles Francescano
©Francescano

Comme je bosse le vendredi, j'ai raté le match d'écriture organisé par le club Présences d'Esprits.

Le samedi, j'ai retrouvé des amies chères à mon cœur : Booz, vestrit, Isa S, et d'autres personnes que je connais encore assez peu, telles qu'Aramis et Lhisbei, ou que je n'avais jamais rencontrées IRL, comme Vladkergan...

En bonne groupie, j'avais amené pour le faire dédicacer Le Miroir aux Éperluettes ; hélas, Sylvie Lainé est arrivée assez tard et a la bougeotte... impossible de la trouver à la table de dédicace des Indés de l'Imaginaire, même le dimanche. C'est pas grave, j'y arriverai aux Imaginales. J'espère.

Je me suis laissée piéger par un stand où je m'étais déjà arrêtée à Zone Franche : celui de Présences d'Esprits. Autant de nouvelles et de bonnes idées concentrées à un endroit, je ne pouvais que craquer : j'ai donc acheté les n°32 et n°34 d'AOC et récolté en bonus les n°10 et n°19. Marthe Machorowski m'a dédicacé sa nouvelle Une Grande Artiste, et Tom Ariaudo (et non Araudio, comme indiqué sur l'exemplaire) sa Banshee. Discuter avec Mia et Marthe fut très agréable, ça donne envie de s'impliquer dans le club et d'écrire des textes pour AOC !

Marthe Machorowski et Mia du Club Présences d'Esprits
Marthe Machorowski et Mia du Club Présences d'Esprits

Après quelques hésitations, mon choix de cadeau d'anniversaire pour ma frangine s'est fixé sur un livre que j'avais déjà repéré aux Intergalactiques : Les Pilleurs d'Âmes de Laurent Whale, dans l'édition poche chez Hélios, avec une magnifique couverture rouge sombre qui reprend une illustration XVIIIe siècle de Howard Pyle. J'ai d'ailleurs bien regretté de ne pas avoir osé discuter plus longtemps avec lui, car ses explications sur ses recherches documentaires et sur son autre ouvrage très alléchant, Goodbye Billy, étaient vraiment intéressantes... Aux Imaginales, peut-être...

Le programme des rencontres et des tables-rondes étaient très fourni et j'ai beaucoup hésité. Finalement, je suis allée écouter celle consacrée à l'uchronie, avec Xavier Mauméjean, Étienne Barilier, Karine Gobled, Alain Grousset, Lionel Davoust et Jérôme Vincent (modérateur).
Les échanges seront bien sûr en ligne sur le site d'ActuSF prochainement. Pour vous en donner un avant-goût : il y a été question de causalité, de linéarité du temps, de spéculation, d'effet de mode steampunk, de rétro-action... J'ai retenu au passage que je devais lire Le Maître du Haut-Château de Ph. K. Dick et Rêve de gloire de Roland C. Wagner, pour ne pas mourir trop ignare.

Table ronde sur l'uchronie
De gauche à droite : E. Barilier, K. Gobled, A. Grousset et L. Davoust.

Après une courte mais passionnante discussion avec Lionel Davoust sur le conflit narratif (sur lequel je vais bientôt vous pondre un billet, parce que ça fait deux mois que ça m'échauffe les synapses) (un an, en fait), qui a eu la gentillesse de supporter mes questions et remarques entrecoupées de sourires hystériques, je me suis précipitée à l'apar-thé animé par Sara Doke.

Celui de 17h avait pour protagoniste Xavier Mauméjean, un auteur dont je n'ai quasiment rien lu mais qui m'intrigue beaucoup. Il faut dire que le monsieur a écrit La Vénus anatomique, une uchronie qui prend pour personnage principal le médecin et philosophe La Mettrie et s'inspire de son Homme-machine (1747) ainsi que de La Vénus physique de Maupertuis (1745), des ouvrages que j'ai étudiés en thèse...
Grâce aux questions posées par S. Doke et aux réponses de Mauméjean, j'ai découvert la psychogéo, qui étudie les effets de l'environnement urbain sur les individus ; et une approche de la série Sherlock tout à fait juste, selon laquelle ce n'est pas la modernité qui tire le personnage vers elle, mais l'inverse.
L'entretien s'étant achevé plus tôt que prévu, Xavier Mauméjean a eu la délicatesse d'inverser les rôles et de transformer Sara Doke en invitée de son propre apar-thé. Il l'a longuement interrogée sur son rapport à la traduction, à l'écriture et sur son souci des autres.

Le dimanche, je suis revenue parce que j'avais oublié de prendre un cadeau pour ma mère, et j'en ai profité pour faire dédicacer l'anthologie Lancelot et le recueil Contrepoint par Lionel Davoust (qui m'a endurée une seconde fois avec brio), et l'anthologie Lancelot et le recueil AOC Millésime par Karim Berrouka (adorable lui aussi). J'ai loupé Jeanne A. Debats, qui a autant la bougeotte que Sylvie Lainé. Aux Imaginales...
Pour ma mère, je me suis laissée guider par vestrit, qui m'a recommandé Déchiffrer la trame de Jean-Claude Dunyach. Ce dernier y a inscrit une dédicace très aimable et a lui aussi fait preuve d'une gentillesse rare.

Il a fallu repartir et j'ai admiré sur le chemin l'attelage steampunk de la Compagnie Sputnik et les échassiers costumés de la Compagnie Zoolians, qui déambulaient dans les rues de Meyzieu sous un soleil jaune-bouton-d'or.

Ce fut un très beau week-end.

Attelage steampunk de la Compagnie Sputnik
Attelage steampunk de la Compagnie Sputnik

jeudi 1 janvier 2015

Transition de 2014 à 2015

Aux ami·e·s, potes, spectres du web libre et autres bots,

Bonne année 2015 !!!

Chocolat, bière et livres !

Will Write Peace on Your Wings and You Will Fly All Over the World  ©Amanda Mabel


L'heure est venue de faire un petit bilan 2014 et le plan de conquête de 2015.

Une transition oui, pas simplement un passage.
2014 a globalement été une mauvaise année pour moi, même si j'ai connu de nombreuses joies. Même après une transition territoriale, un déménagement de Paris à Lyon, la fin de l'année a été dure.

2015 sera aussi une année difficile, mais je vais faire mon possible pour que le bon côté de la Force l'emporte !

Pour bien commencer, je vais solder mes dettes de bêta-lecture. Deux nouvelles, une novella et un roman sont en souffrance depuis des mois...
Je vais aussi m'astreindre à écrire régulièrement, parce que louper AT sur AT, c'est frustrant, rageant... ça me rend triste et ça ne m'aide par à être une personne optimiste et charmante.

Donc, j'ai un plan pour conquérir le monde l'année 2015 :
  • Me faire un emploi du temps d'alpha/bêta-lecture(s) et d'écriture ;
  • et un emploi du temps pour réviser l'agrégation (je suis tellement à la bourre que le Lapin Blanc peut aller se rhabiller...).
  • Tout en ménageant des plages pour gérer le blog Tintama(r)re (c'est que j'ai une équipe à martyriser, moi...) ;
  • et pour lire au moins une fiction par semaine.
  • Utiliser ce blog pour potasser l'agrégation et l'écriture de manière plus générale.

Dans la foulée, quelques bonnes résolutions :
  • Terminer le premier jet du tome 1 de la Momie aux os d'argent. Si possible avant les Imaginales.
  • Faire un entretien avec Sylvie Lainé, Catherine Dufour et Julie Conseil (comment ça, j'ai des obsessions ?).
  • Faire des compte-rendus de lecture pour le Challenge SFFF au féminin.
  • Me faire désensibiliser pour ne plus être trop allergique aux chats et pouvoir en adopter un l'année prochaine.
  • Participer aux camps NaNo et au Nano, ainsi qu'aux challenges d'écriture.

Et vous, quelles sont vos bonnes résolutions ?

mercredi 15 octobre 2014

Pause d'automne

Le blog est un peu en sommeil ces derniers temps. Pas que je manque de choses à raconter, bien au contraire... mais j'ai du mal à gérer mon agenda en ce moment...


La préparation de l'agrégation, le boulot au lycée, quelques activités de recherche gardées pour qu'on ne m'oublie pas (maintenant que j'ai arrêté ma thèse, je suis devenue invisible pour les autres chercheur·e·s), gérer le blog Tintama(r)re, soutenir les grenouilles que j'aime, faire des bêtas off, etc.

J'ai une dizaine de fiches de lecture à terminer pour ce blog-ci et pour le challenge "SFFF au féminin", ma novella à avancer, deux nouvelles à écrire pour le 30 novembre (AT Piments & Muscade et AT Quantpunk)...

Et puis je n'en n'ai toujours pas terminé avec l'administration... mes journées sont régulièrement ponctuées de :

Côté philo, il y avait la première dissertation à faire ce week-end. Que je n'ai pas réussi à écrire, par manque de temps, etc. Je loupe la majorité des cours à cause de mon boulot alimentaire, et les profs font preuve pour beaucoup d'une remarquable indifférence aux contraintes des étudiant·e·s, c'est à nous de nous débrouiller pour récupérer les cours, les polycopiés, les bibliographies... alors même que la fac est équipée d'une plateforme Moodle.
Ayant pris du retard dans mes lectures et mon rattrapage de cours, je vois les autres avancer dans leur préparation tandis que j'ai l'impression croissante d'être à la traîne...


Grosse fatigue, donc...

Je compte bien faire le NaNoWriMo de novembre, pour la première fois. Pas question de laisser tomber l'écriture. J'espère seulement ne pas regretter ce choix en mars, devant ma copie aux épreuves écrites...

Baklavas et scrounchs, j'vous aime !

dimanche 31 août 2014

Ma vie en GIF

Bon, en attendant une nouvelle chronique de lecture pour le challenge SFFF au féminin (en retard, je suis en retard !), j'ai réalisé hier qu'Agnès Marot m'avait taguée pour le jeu "Ma vie en GIF"... la coquine (qui se venge du Book Blogger Test).

Le principe : vous raconter sa vie en .GIF (j'adore les GIF, mais ça a été une de ces galères à trouver...)
  • On nomme la personne qui nous a tagué
  • On associe un gif à chaque mot proposé par la personne en question.
  • On choisit 5 mots à notre tour.
  • On tague 5 personnes.


Donc voici ma participation, avec les cinq mots choisis par Aelys.
Ont aussi participé :


Angoisse

Ce GIF est tiré des courts-métrages Peur(s) du noir, que je serais bien incapable de regarder.

Je cumule pas mal d'angoisses : les escaliers, les fonds sous-marins, les blessures oculaires, etc.
Mais les deux choses qui m'angoissent le plus sont l'obscurité et les violences sexuelles (ayant été harcelée, agressée et violée au cours des quinze dernières années, j'ai matière à...).
Aujourd'hui encore, je ne ferme jamais complètement les volets, afin d'avoir un minimum le lumière la nuit, lorsque/si je me réveille. J'en ai longtemps eu honte, parce que la peur du noir, c'est censé être une peur d'enfant. Mais zut, hein. J'ai peur du noir, point final.


Espoir


J'espère pouvoir commencer à visiter le monde, d'ici deux ou trois ans. Le temps d'avoir un boulot qui me permette de remettre des sous de côté et de voyager. Un pays par an, ce serait top. (Un petit quelque chose me dit que la Roumanie sera en tête de liste...).
J'ai déjà été en Allemagne (Köln, Frankfurt, Baden-Baden), en Angleterre (London, Oxford) et en Suisse (Lausanne, Genève). Merci les voyages scolaires et les colloques internationaux. Sachant qu'on ne voit pas grand-chose quand on passe trois jours enfermée dans un amphi avec une poignée d'universitaires en mode total geeks...


Rêve

Rêvasser les yeux grands ouverts, c'est tellement agréable !
Bastian roxx, Falcor roxxxxx... NeverEnding Story, YEAH !!!

"La tête dans le nuages", ça a été un commentaire récurrent sur mes bulletins scolaires... J'adore me faire des sketches dans ma tête, tisser toute une histoire ou un poème à partir d'une impression, d'une vue ou d'une écoute. En revanche, je ne garde que rarement souvenir de mes rêves nocturnes...
Et je rêve de pouvoir un jour partager mes histoires en publiant des nouvelles et des novellas.


Émotion


On m'a souvent dit que tout ce que je pense et ressent se lit "à livre ouvert" sur mon visage et dans mon attitude. Du coup, j'ai passé des années à m'entraîner à être impassible. En vain. Quand j'essaie de rester impassible, on me demande si je fais la gueule...
Alors j'assume... oui, je vis littéralement les films que je regarde, à l'immense consternation et joie de mes potes. Oui, je suis capable de rire et de pleurer en lisant/regardant pour la énième fois un livre/film/épisode. Oui, je suis toujours excessive dans mes manifestations émotives. Je saute, je bats des mains, je tape dans les murs et je hurle facilement.
Et forcément, ça ne fait pas de moi la reine des diplomates... 
Bon, parfois, ça peut causer des situations embarrassantes... comme en juin dernier, où dans le bus à Paris, je me marrais toute seule parce que je me faisais des sketches dans ma petite tête, et qu'un SDF a cru que je rigolais de lui (qui parlait tout seul depuis 10 mn) et s'est mis à me hurler de dessus.


Lecture




Ô surprise, je suis papivore. Je lis encore souvent plus tard, beaucoup plus tard, que c'est raisonnable. Je continue de tourner en rond dans les couloirs des bibliothèques avec la furieuse envie de tout emprunter, tout lire. Les festivals littéraires sont un supplice de Tantale.
Travailler à la BnF a été une opportunité dont je n'avais jamais rêvé, parce que j'ignorais qu'elle fût possible. J'ai profité de chaque minute passée dans les magasins des départements ScT et Réserve (même si ça m'a bousillé les mains et le dos).
Je n'imagine pas vivre sans livre. Et j'espère un jour apporter ma contribution à Fantasia.


Voilà...

Mes cinq mots :
  • Cauchemar
  • Attente
  • Amour
  • Rire
  • Encre


Presque toutes les personnes que je connais ont déjà été taguées, sauf celles-ci... donc si le cœur leur en dit :

lundi 4 août 2014

Sur quelques nouvelles de Julie Conseil (Challenge "SFFF au féminin")

Ce billet est une première contribution au challenge "SFFF au féminin" lancé par Tigger Lilly en mars dernier.


L'auteure dont je souhaite vous parler n'a pas encore publié de recueil de nouvelles, ni de novella ou de roman. Je n'ai pour le moment lu que trois nouvelles d'elle, mais je suis déjà fan.

Julie Conseil, c'est qui ?


Dans les petites biographies offertes par les anthologies et les revues, on apprend ceci : Julie Conseil est ingénieure et exerce le métier de consultante en finance.
Pour une liste (incomplète) de ses publications :  http://www.noosfere.org/icarus/livres/auteur.asp?numauteur=2147190519

À mon grand regret, je n'en sais pas plus... elle n'a apparemment ni blog, ni site ; et n'étant pas moi-même présente sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, et Cie), j'ignore si elle y a ouvert une page.
Voilà... si quelqu'un·e en sait davantage, je suis preneuse...

Les nouvelles


Du moins, celles que j'ai lu et dont je suis en mesure de vous parler.
*Attention, ces chroniques contiennent des spoilers.*

  • « Les Racines chantantes d'Icarie », AOC, n°26, novembre 2012, pp. 29-41.

2e prix du concours Visions du Futur 2012 organisé par le Club Présences d'Esprits.

Ma première rencontre avec l'auteure. Un petit coup de foudre.
J'ai acheté ce numéro d'AOC au festival Zone Franche (2014), à l'origine parce qu'il s'y trouve deux autres nouvelles qui m'intéressaient : « Furie Furry » de dvb (1er prix) et « De spiritiS » de Tesha Garisaki (3e prix).

Le genre : SF
L'histoire : Grâce à l'exploration galactique, les sourds ont peut-être trouvé leur Eldorado : la planète Icarie, qui produit un bruit de fond si puissant qu'il rend fous les entendants. Pour Sullivan en tous cas, après l'accident qui lui a coûté son ouïe, c'est une chance de reprendre du service... (résumé de l'auteure).

Avis perso : Des histoires qui mettent au premier plan des personnages "handicapés", ce n'est pas courant. Des intrigues qui ne prennent pas le handicap comme faire-valoir d'un autre personnage non-handicapé ou qui n'en font pas un obstacle à surmonter ou encore l'occasion de découvrir/acquérir une autre capacité (naturelle, surnaturelle ou paranormale), c'est encore plus rare.
Dès le départ, le héros, Sullivan, est dans une position délicate. Devenu sourd, il ne fait plus partie de la majorité et de la norme, celles des entendants, sans pour autant être pleinement accepté par les non-entendants car sa surdité n'est pas de naissance. Les premiers tentent d'exploiter la surdité de Sullivan en l'envoyant sur Icarie infiltrer le groupe d'exploration (composé d'hommes uniquement) et les seconds lui réservent un accueil glacial, lucides sur le rôle que doit jouer Sullivan. Au final, l'unique allié du héros se trouve être l'un des scientifiques, cyborg plus machine qu'homme.
Entendants et sourds se positionnent clairement comme Autres respectifs. Jusqu'à ce que des Autres locaux se manifestent sur Icarie, de manière plus qu'inquiétante... Pris entre les deux camps, attiré par le troisième, Sullivan ne sait plus où donner de la tête...
Il y a quelque chose du film d'épouvante et du conte horrifique dans la façon dont Julie Conseil fait deviner la présences des Icariens, par petits détails et traces inquiétantes, dont elle fait perdre progressivement tous ses repères à son personnage principal, jusqu'au jeu de massacre final.
Le vrai sujet de la nouvelle n'est pas tant l'ouïe comme l'un des cinq sens, que l'oreille interne, organe de l'équilibre. L'expression "déséquilibre".

Où la trouver ? : sur la boutique du Club Présences d'Esprits

  • « Les lavandières de la nuit », Malpertuis V, éd. Malpertuis, coll. "Brouillards", 2014, pp. 135-147.

Le genre : Fantastique
L'histoire : Un homme, accompagné de son épouse et de sa fille, retourne dans son village natal afin d'assister à l'enterrement de son parrain. Il y retrouve sa sœur aînée, célibataire et sans enfants, qui habite dans la demeure familiale. La lecture du testament de son parrain lui réserve une surprise de taille : son parrain lui lègue tout et s'avère être son père biologique. Hanté par des cauchemars aux répercussions bien réelles, le narrateur va de révélations en révélations, jusqu'au lever de voile final.

Avis perso : La nouvelle mêle drame psychologique et épouvante sur fonds de secrets familiaux glauques. Peu de mystère(s) ici, on comprend assez rapidement de quoi il retourne. Ce qui est intéressant, c'est l'aveuglement crasse et obstiné du narrateur, égocentrique et phallocrate. À l'image de ce parrain qu'il idolâtrait, le narrateur néglige et même nie les sentiments, propos et souvenirs des protagonistes féminins. Cependant, contrairement à cet homme, le "héros" n'a rien d'un prédateur sexuel. Il est plutôt passif, se laissant dominer autant par les évènements que par ses cauchemars.
Quant aux femmes, elles n'ont pas vraiment le beau rôle. L'épouse du narrateur est mal à l'aise mais l'exprime sur le mode de la contradiction et de la dispute, ce qui ne manque pas de braquer le narrateur et de le rendre entêté. La sœur est une boule de haine et de rancœur, victime et bourreau à la fois.
Les lavandières de la nuit sont une légende inconnue du narrateur, et je ne la connaissais pas non plus. Rétrospectivement, je ne crois pas que ça ait nuit à ma lecture, mais peut-être l'aurais-je davantage appréciée.
La chute de la nouvelle est à la hauteur de son sujet : horrible, triste et cruelle.

Où la trouver ? : sur le site des éditions Malpertuis.

  • « Chaney ou Le Festin de barbe à papa », Zombies et autres infectés, éd. Griffe d'Encre, 2014, pp. 89-107.

Le genre : Fantastique
L'histoire : Chaney est aujourd'hui un forain comblé et fier de son train fantôme. Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Il y a très longtemps, Chaney fut un mari et un beau-fils obéissant, et il y a encore plus longtemps, un petit garçon battu par son beau-père alcoolique. Un petit garçon avec de drôles d'amis : une troupe de théâtre composée de zombies comédiens et cabotins.

Avis perso : Une nouvelle très touchante, avec un héros qui ne cherche pas à (se) prouver quoi que ce soit, qui ne court après rien en particulier. Même son enfance sordide est banale, décrite comme une un mauvais moment, un passé qui a à la fois l'éclat du cauchemar et le flou du souvenir lointain. Son mariage est fade, il n'y manifeste aucune réelle volonté, aucune émotion vive si ce n'est l'ennui. Ces deux étapes sont des échecs familiaux, ponctués de sauvetage par ceux et celles qui deviendront sa vraie famille : la troupe de théâtre zombie, à la recherche pour sa part d'une maison.
« Chaney », c'est l'histoire de personnages qui se trouvent et qui s'aident mutuellement à être plus heureux, plus vivants.
Contrairement aux deux autres nouvelles dont je viens de vous parler, celle-ci est résolument optimiste et joyeuse à sa manière, touchante aussi. Une de mes préférées de cette anthologie Zombies.

Où la trouver ? : aux éditions Griffe d'Encre.


Et pour la suite ?


Deux nouvelles (au moins) de Julie Conseil sont à paraître.
  • « Famille Waldeck, cité Tomate », AOC n°34, novembre 2014.
3e prix Visions du Futur 2014, organisé par le Club Présences d'Esprits.

  • « Joe Lahar et les mangeurs d'archées », Volcans, Association Gandahar, version papier et numérique (chez l'Ivre-Book).

Pas de résumés encore, mais j'ai vraiment, vraiment hâte de les lire ! (Je vous ai dit que j'étais fan ? ^^ )

Si vous en avez lu d'autres de ses nouvelles ou si vous avez un avis sur celles qui sont détaillées ici, racontez tout ça dans les commentaires ! \o/

lundi 14 juillet 2014

The Book Blogger Test

Je me suis aperçue avec une semaine de retard que Lullaby m'avait tagguée pour répondre au Book Blogger Test. Elle-même ayant été tagguée par Cindy Van Wilder.

So...

1) Le top 3 des choses qui t’exaspèrent concernant les livres ?
  • Les coquilles et les fautes. Ça me fait sortir violemment de ma lecture, ce qui est extrêmement désagréable. Et au prix des livres papier...
  • Les quatrièmes de couverture qui spoilent la moitié du livre et plus... je repose alors l'ouvrage en rayon, complètement dégoûtée. Le spoil, c'est le mal.
  • Les fétichistes du papier. Le livre a de multiples formes, inutile de fustiger l'une ou l'autre.

2) Décris l’endroit parfait pour lire
Euh... y en a tellement... mais l'idéal, c'est un salon de thé. Y a un brouhaha et une chaleur qui forment une sorte de cocon, et on peut avoir du thé et des gâteaux. Avec un chat, c'est parfait.

3) 3 confessions livresques
  • Je suis papivore. Si je ne lis pas régulièrement de la fiction, je deviens marteau.
  • Je raffole des histoires érotiques, voire porno. Même pas honte.
  • Je suis novelliste dans l'âme. Entre un roman et un recueil de nouvelles, le second aura toujours ma préférence.

4) La dernière fois que tu as pleuré en lisant
Comme je suis très bon public, y a l'embarras du choix... Mais la dernière en date, c'est en relisant pour la énième fois le recueil de one-shots de Mari Okazaki, Vague à l'âme (éd. Delcourt, 2006). Okazaki est ma mangaka préférée, et ce recueil, je pleure à chaque fois que je le lis. C'est l'un de mon top 10 à emmener sur une île déserte. Il est magnifique, et ça me fait penser que je voulais faire un article sur elle... *note sur sa liste*

5) Ton en-cas favori pendant que tu lis
Une belle grosse pomme. Ou plein de petites.
Mon père ne supporte pas les bruits de bouche à table, donc je n'ai jamais été autorisée à croquer dans une pomme en sa présence. Du coup, j'allais la manger dans ma chambre, avec un bouquin.
Sinon, le chocolat et le thé, c'est top.

6) 3 livres que je recommanderais à tout le monde
  • Fantômes et farfafouilles de Fredric Brown. L'un de ses recueils de nouvelles traduit en français. Un bijou. Presque un manuel du novelliste.
  • La parabole du semeur d'Octavia Butler. De la SF spirituelle et politique. C'est beau, c'est fort, on n'en ressort pas intact·e.
  • Skin: Talking about sex, class and literature de Dorothy Allison. Recueil de conférences et d'articles des années 1970-1990. Sur le féminisme, le lesbiannisme, l'écriture, la colère, la pauvreté... tout. Il a été traduit en français, mais pas de manière intégrale, et il est épuisé et quasi introuvable à un prix raisonnable...

7) Une image de ton étagère préférée dans ta bibliothèque
Je suis en plein déménagement... donc ça attendra ;)

8) Que signifient pour toi les livres en trois mots ?
Évasion. Confrontation. Amour.

9) Ton plus gros secret concernant la lecture ?
Franchement ? Entre sauver un être humain et un livre, je serais capable d'hésiter. (Après, bien sûr, ça dépend de la personne et ça dépend du livre...)

10) 5 bloggeuses/bloggeurs taggué·e·s en retour

vendredi 11 juillet 2014

Paris, Paris, je te quitte

Voilà, cet été je tourne toute une page de ma vie. En août, pour mes 29 ans, je quitte la région parisienne et Paname la grise.

Cet été, j'emménage à Lyon, capitale des Gaules.

Je vais regretter certaines choses, c'est vrai.

En premier lieu, le réseau des bibliothèques municipales, en particulier celle de Port-Royal, spécialisée en littératures SFFF, où j'ai lu et vu presque tous mes coups de cœur de ces dernières années.

La Bibliothèque nationale de France, aussi. Pourtant, je déteste ses murs anthracites, sa moquette rouge, ses lourdes portes, son air climatisé et ses multiples points de contrôle des sacs, des badges et des cartes d'accès. Mais les salles du Rez-de-Jardin K, L, M, R et S ont été mon second domicile durant les six années écoulées. Je connais par cœur ses interminables couloirs, ses toilettes à la propreté aléatoire, ses chaises inconfortables, ses tours de climatisations infernales, et son personnel en manque de soleil et de salaire convenable.
J'y ai aussi travaillé une année complète, en tant qu'agent technique de numérisation vacataire. J'ai vu l'envers du décor, et croyez-moi, ce n'est pas reluisant. Les fous-rires avec mes collègues me manqueront. Les délicieux desserts de la cantine aussi. Surtout, l'émerveillement toujours intact devant les collections qui envahissent le moindre espace libre. La BnF lutte pour trouver de la place.
De tout ça, j'en parlerai une prochaine fois, car il y a tant à dire sur les vieux livres...

Les musées. Les fameux musées, où toutes les expositions donnent envie de s'y précipiter, leurs affiches toutes plus alléchantes les unes que les autres. Combien de fois n'ai-je pas bavé devant, alors que je courais d'un métro à un autre, d'une urgence à l'autre, toujours pressée et anxieuse d'être à l'heure.
Toutes ces expositions que je n'ai pas vues.
Parce qu'à Paris, lorsqu'on arrive au vendredi soir, on est déjà tellement épuisée qu'on s'avachit dans un fauteuil, un lit, on s'étale sur le sol en mode carpette, et on ne bouge plus jusqu'au lundi matin, sauf si l'on a une soirée de beuverie programmée. Pas le courage d'affronter encore le métro, le bus, le tram, le RER. Plus que tout, pas le courage de se confronter aux gens, aux touristes et aux pigeons.

Paris-village. Il faut le reconnaître, Paname est belle. Lorsqu'on prend le temps et la peine de la parcourir, ses rues révèlent bien des coins charmants. Ces petites ruelles pavées à la végétation délicate, ces portes cochères anciennes, ces allées privées construites dans les années folles et qui arborent l'éclat de l'Art Déco, ces zones ignorées des touristes (mais jamais pour longtemps) où l'on peut dénicher street art et vieilles bâtisses. Ces quartiers soi-disant affreux et populaires où j'ai vu les plus beaux tags, les plus surprenants collages, des battles de danse improvisées, et où j'ai respiré des odeurs que même la banlieue ignore.

Malgré tout, Paname est cruelle, usante et irrespirable.

Près de onze millions de personnes y habitent et/ou transitent chaque jour. Les pigeons la couvent de leurs ailes grasses et de leurs déjections incessantes. La pollution noircit tout, jusqu'à vos sinus. Tout va vite, la foule est omniprésente, son mouvement effréné. La déambulation est un art que peu maîtrisent.
La vie est chère. L'immobilier est cher. La culture y est plus chère que ce qu'on pense.

Et, pire que tout, l'humeur est morose, agressive. Des altercations peuvent éclater à tout moment. Des agressions se produire sans que vous les voyiez arriver.
Paris est en guerre permanente avec elle-même et avec sa banlieue.
Les RER sont des frontières mobiles et les rancœurs germent tout du long.

Je suis née en banlieue parisienne, j'y ai grandi, j'ai rêvé d'habiter un jour cette capitale qui me paraissait si lointaine, si belle et enviable. La vie y serait forcément plus agréable, pensais-je.
J'ai vite déchanté.
Et aujourd'hui, je ne supporte plus cette ville.
Pourtant... elle me manquera.

Disons que je m'en éloigne pour mieux l'aimer.

jeudi 29 mai 2014

Dossiers "Momie" - Playlist

Comme beaucoup de gens, j'écris en musique. Et il me faut les bonnes musiques, celles qui vont me plonger dans la transe en accord avec l'histoire racontée.
Je n'aime pas, ou très rarement, les musiques dites "d'ambiance". Ou les B.O. de films composées pour eux.

Il me faut une pluralité d'univers et de genres, une nébuleuse harmonique dont moi seule peut déterminer le fil rouge, la tonalité commune.

Pour écrire le premier jet de La momie aux os d'argent, je me plonge régulièrement dans les musiques suivantes :
  • Neurosis, "A sun that never sets" et "Falling Unknown" (A Sun That Never Sets, Relapse Records, 2001).
Parmi mes deux titres préférées, tous genres confondus. La clé du cycle "momie" se trouve dans le premier cité...


  • MS MR, "Bones" (Secondhand Rapture, Columbia Records, 2013).
Aucun, mais vraiment aucun rapport avec la saison 3 de Game of Thrones. Que je n'ai pas vue.


  • Joseph LoDuca, "Tara's Dance" aka "Let The Spirit Move Me" (Xena, Warrior Princess, s4, 1998).

  • Le chant des fleuves : le Nil (2 CD, Harmonia Mundi, "Accords Croisés", 2012).

  • L'émission "Orienté" (animation : Guido Minisky, Le Mouv', jeudi de 23h30 à 00h30).

D'autres à venir, au fur et à mesure des découvertes...

jeudi 15 mai 2014

Retour de Lyon

Une fois n'est pas coutume, j'ai pris des vacances. Des vraies. Pas de famille et pas dans la famille. Chez une pote avec des potes. À Lyon.

J'y étais déjà allée deux fois par le passé, mais pour participer à un colloque et pour candidater à une allocation de recherche... je n'avais donc pas eu l'occasion de faire du tourisme. Lacune réparée !

Partie vendredi 9 mai matin et rentrée lundi 12 en fin d'après-midi. Et comme à chaque fois que je quitte Paris, j'aurais aimé que ça dure plus longtemps...

Lilie, une adorable auteure du forum CoCyclics, m'hébergeait avec une autre grenouille de la Mare. Ce fut un week-end "CoCy in ze city", avec un pique-nique au Parc de la Tête d'Or le samedi midi qui a rassemblé pas moins de quatorze grenouilles et une "+1", une tournée (courte) des brasseries le soir, du crapahutage sur la colline-qui-prie (la Fourvière) et la colline-qui-travaille (la Croix-Rousse), une dégustation de glace à la pâte d'amande (j'en salive encore) et des achats de thé chez Cha Yuan.

Évidemment, j'avais oublié mon appareil photo le vendredi dans mon sac chez Lilie, je n'ai donc pas pu photographier la ballade à la Fourvière. Par contre, j'ai mitraillé au parc samedi et dimanche sur la Croix-Rousse. Lilie et moi avons été surprises par la pluie, et nous nous sommes réfugiées dans un salon de thé où j'ai savouré mes premiers cupcakes.
Beaucoup de street art : des graffitis, mais aussi des montages et notamment un artiste qui avait découpé des disques vinyles pour en faire des personnages collés aux murs.
Les traboules, bien sûr.

Lundi, j'ai déjeuné avec une amie féministe universitaire. Ce fut épique, dans la mesure où j'ai bravement effectué le trajet à pied jusqu'à l'Institut des Sciences de l'Homme, légèrement déboussolée par le nombre de rails (métro, tram, bus semi-électriques...) et l'absence de pigeons hargneux.
Puis il a fallu l'extraire du colloque européen où sa directrice de thèse la faisait tourner en bourrique. Et enfin trouver un coin où manger tranquilles.

Le retour à Paris a été parfaitement déprimant. À peine sortie du TGV, j'ai été happée par la foule parisienne, toujours pressée, toujours stressée. Impossible de cheminer lentement, l'empressement collectif est contagieux. Il faisait froid, il pleuvait. Un maelström de bruit et de mauvaises odeurs.

Alors, si je peux, je crois que je vais partir habiter là-bas, et y préparer le concours de l'agrégation. Envie de changer d'air...


Le week-end en images :

L'allée des artisans (?) qui monte jusqu'au sommet de la Croix-Rousse.

Panorama depuis la Croix-Rousse, avec vue sur la colline de la Fourvière à droite.

Un escalier dans une cour entre deux traboules.

Dans une autre traboule, une touche de couleur urbaine.

Au sortir d'une traboule, les murs très saisissants d'un théâtre.

Au sortir d'une traboule, une petite maison recouverte de graffitis.

Même sortie de traboule. Au début, j'ai cru que c'était des Ents...


Quand les vinyles deviennent oiseaux, souris et feuilles...

Mes premiers cupcakes !

vendredi 2 mai 2014

Étape de printemps 2014

Petit point écriture. Le Camp NaNo d'avril a été un échec, pour diverses raisons évoquée rapidement ici.

J'ai commencé la rédaction de ma nouvelle pour le concours Vision du Futur : une histoire de lesbiennes sur Mars, bloquées dans un pseudo-phalanstère. Il s'agit d'une uchronie, où j'ai conservé la chronologie sociale et politique, mais où la technologie a avancé encore plus vite. L'humanité a marché sur la Lune en 1941, et se dispute le Projet Harmonie, censé installer en 1971 les premiers colons sur Mars.
Le titre provisoire est Les Guérillères Rouges.

J'ai le syno de ma nouvelle pour l'AT Volcans depuis environ un mois déjà, dont je n'ai pas encore écrit une ligne et qui s'intitule Le pleur des mornes.

Sinon, ça se bouscule dans ma tête pour une nouvelle de SF "hard science" sur la physique quantique (L'onde Ioana), et j'aimerais reprendre une ancienne nouvelle (Une comptine pour l'Éventreur) ainsi que corriger et réécrire Ahmès, qui attend patiemment dans le Port que je m'en occupe depuis février...

Sans compter ma novella - et challenge 1er jet - La momie aux os d'argent à avancer sérieusement, parce que mine de rien, on approche de la moitié de l'année, et j'en suis toujours au second chapitre...

Bref, mai et juin vont être chargés !


jeudi 1 mai 2014

Bilan du Camp NaNoWriMo avril 2014

Eh ben c'est l'epic fail.

Des 50 000 mots prévus initialement, j'avais déjà abaissé à 20 000 mots au bout de dix jours, en me disant que vu mon rythme, fallait être raisonnable. Je suis une tortue...

Sauf qu'avec une correction de traduction, le virus du 2048 et une bronchite, le mois d'avril a été assez encombré. Et si l'on rajoute une couche de démotivation et d'auto-dénigrement, on obtient le résultat de ce Camp NaNo : 2766 mots.

Je ferai mieux en juillet...


lundi 28 avril 2014

Liseuse, ma belle liseuse

Après des mois d'attente et le harcèlement occasionnel des employés de la Fnac, j'ai enfin dans les mains la liseuse Kobo Aura HD, couleur "ivoire" :


Plus grande que la plupart des autres liseuses du marché (175,7 x 128,3 x 11,7 mm), elle a aussi la meilleure définition, ce qui est appréciable lorsqu'on fatigue vite des yeux, et lorsqu'on aime les mangas (parce que oui, lire une bande-dessinée avec une résolution insuffisante, c'est pénible).

Par contre, le mode d'emploi est succinct... il m'a fallu 1/2h pour comprendre que le logiciel Kobo Desktop devait être installé sur mon ordinateur de bureau et non sur la liseuse, que je devais me créer un compte sur le site de Kobo, et enfin que ce logiciel ne permet pas d'importer dans la liseuse les ePubs déjà en ma possession... (ce dernier point m'a pris 45mn d'exploration enragée du logiciel, du manuel d'utilisation en ligne et de trifouillages divers et variés).

Bref, j'ai installé Calibre aujourd'hui en supplément sur mon ordi, et aucun problème pour importer le recueil du Collectif Hydrae Les mots du Petit Peuple et les n° 11, 12 et 13 du fanzine Univers d'OutreMonde.

Reste encore à coudre à ma belle liseuse toute neuve une toute aussi belle pochette : un grand merci à Roanne pour le lien du tuto de Ptitsy Moloko qu'elle avait indiqué dans un post de son blog, et qui va bien me servir... ! (D'autant que ma frangine, qui s'est achetée la même en février, compte sur moi pour lui en coudre une...)

J'attends le mois prochain pour commencer à acheter tous les romans et toutes les nouvelles que j'ai repérées en numériques, à savoir en priorité :
  • «Une boîte à musique» (n°28 d'AOC, mars 2013) et «Cuttle Feesh» (anthologie Vampire malgré lui, éd. du Petit Caveau) d'Alice B. Griffin ;
  • La couleur de l'aube d'Agnès Marot (éd. Armada) ;
  • L'Aube de la guerrière (éd. du Chat Noir, 2012) et Cinq pas sous terre (éd. du Petit Caveau, 2013) de Vanessa Terral ;
  • L'Après-dieux (éd. Griffe d'Encre, 2013) et Le Goût des cendres (éd. du Riez, 2014) de Maëlig Duval ;
  • Au Sortir de l'Ombre (éd. du Riez) de Lise Syven.

La LàL qui va s'ajouter à la PàL infernale... mais que voulez-vous, la lecture est une addiction sous-estimée.


vendredi 25 avril 2014

2048 vaincu !

Eh oui, ça faisait un moment que je tentais de réussir au 2048. Une véritable drogue.
J'ai fait celui des petits chats, des petits poneys, de Doctor Who, et bien sûr, celui de membres du forum CoCyclics... personnalisés d'après leurs challenges 1er jet.

Bref, ça y est, enfin, J'AI GAGNÉ !!!

La preuve en image :


Voilà, pas encore gagné à tous, ni complètement sevrée, mais un peu de jubilation, ça fait du bien !

Et vous, avez-vous déjà gagné au 2048 ?

vendredi 18 avril 2014

11 questions farfelues (mais pas tant que ça...)

Alors, il y a quelques jours Cindy Van Wilder a répondu aux 11 questions tagguées par Miss Caro Bleue Violette, dans un post intitulé "Liebster Award (où l'on parle bestioles, Harry Potter et confitures !)".
Comme je les ai trouvées rigolotes, je m'y colle !


1° Le métier insolite qu'enfant vous rêviez de faire ?
Présidente de la République. Oui, sans blague, quand j'avais 6 ans, je voulais devenir Présidente, pour résoudre le problème du chômage et que mes parents parlent enfin de trucs plus marrants à table (et que le JT du 20h soit moins déprimant). Sauf que deux ans plus tard, lorsque Balladur était Premier Ministre, j'ai entendu mon père expliquer que celui qui avait réellement le pouvoir de changer les choses, c'était lui. Du coup, changement de projet professionnel : à 8 ans, je voulais devenir Premier Ministre (toujours pour les mêmes raisons, en ajoutant "mettre fin à la guerre dans le monde" et "mettre fin à la pauvreté").
Depuis, je suis plus raisonnable. Je me contente de rêver d'avoir un job à plein temps, payé au-dessus du SMIC.


2°  Quel animal non domestique aimeriez-vous avoir si c'était possible ?
Les dragons c'est cool, mais ça risque beaucoup de cramer le mobilier... Ou alors un comme Falcor dans L'Histoire sans fin...
J'aimerais dire un Dodo, comme Thursday Next dans la série de Jasper Fforde... sauf que je suis allergique aux plumes...
Un petit poney comme Fluffle Puff, alors : il vibre et il fait des câlins. Son seul défaut, c'est d'être rose...



3° Votre onomatopée préférée ?
« Rogntudju ! », poussée de manière excédée par Prunelle après chaque bévue commise par Gaston Lagaffe.

J'aime aussi beaucoup les onomatopées du Gaffophone...



4° La plus belle ville du monde pour vous, c'est ?
Ouhlala... j'ai très peu voyagé, donc difficile de répondre... A priori je dirais Londres.
Oxford est très mignonne, mais a une dimension "cocon" que je trouve inquiétante...
Et dans mon souvenir, j'avais bien aimé Cologne (Köln, en Allemagne).


5° Vous êtes obligée de participer à une émission de téléréalité, pour laquelle optez-vous ?
MasterChef !!!
(Comment ça je suis une morfale ? >_> )


6° Votre confiture préférée ?
Il y en a tellement... mais une bonne confiture de myrtilles...
Ou de framboises... ou de poires... ou d'orange... ou de melon... ou de tomate verte... ou de figues...
Sans compter le coing, la mirabelle, la mûre, la fraise, la prune... Mmm... bon, j'arrête, vous m'avez comprise...


7° Vous avez la possibilité de ressusciter un auteur décédé, lequel réveillez-vous d'entre les morts ?
Rude choix... j'hésite entre Octavia Butler, Richard Matheson et James Barrie.
Non, soyons honnête cinq minutes : Arthur Conan Doyle, of course !



8° La chanson que vous chantez systématiquement sous la douche ?
Je ne chante jamais sous la douche. On me l'a formellement interdit étant petite, et vu l'insonorisation de mon immeuble, je n'oserais pas...
(Par contre, dans le bain... hihihi)


9° Votre Walt Disney favori ?
La Belle au bois dormant pour le dessin, La Belle et la Bête pour la grande bibliothèque, La Petite Sirène pour tout, et Basil Détective privé parce que Sherlock Holmes.



10° Keep calm and marry a Weasley… lequel choisissez-vous ?
Ex-aequo : Charlie pour la carrure et les dragons, et Ginny pour ses talents au Quidditch, ses longs cheveux et sa répartie mordante (même s'il lui faudrait dix ans de plus).


11° Si vous étiez un animal disparu, lequel aimeriez-vous être et pourquoi ?
Un chat égyptien, bien sûr !!!
(Parce que oui, figurez-vous qu'aujourd'hui encore, les égyptologues ignorent à quoi ces bestioles ressemblaient exactement et quels chats en sont les descendants... si descendance il y a eu.)


Voilà... et vous ?

mercredi 9 avril 2014

Changement de couleur

C'est officiel depuis ce lundi 7 avril : ma candidature pour devenir bêta-lectrice a été validée !
Je fais donc maintenant partie du groupe vert sapin du forum CoCyclics.
Joie est mon nom.

Pour celles et ceux qui se demandent ce qu'est la bêta-lecture, je reprends la définition de CoCyclics :
« La bêta-lecture est une lecture critique, c'est-à-dire, qu'elle cherche à mettre en valeur les points forts et les points faibles, qu'il s'agisse de formulation, de construction ou de sens profond du texte. »

Pour une présentation plus détaillée, c'est par ici.

Aussitôt mon statut changé, je suis allée explorer les eaux sombres de la Mare, et deux jours après, je n'ai pas terminé ! Elles sont très profondes, ces eaux... Et le cycle des romans est un bon morceau à avaler en termes de fonctionnement, etc.

Bref, je suis heureuse, je glousse et sautille partout depuis ce week-end (je ferai un billet sur Zone Franche bientôt), mais que de travail supplémentaire je viens de m'infliger toute seule...!

Si après on vient me dire que l'écriture fictionnelle, c'est un truc de feignasse, je sors ma catapulte et mon lance-flamme.

Je vous ai dit que j'étais heureuse ? Non ? Eh ben c'est fait, encore.